Lost In Translation

Une dame vivant en France, mère d’un ami hollandais rencontré sur la toile, m’a téléphoné pour que lui explique/ré-explique ce qu’avaient dit des médecins français sur l’état de santé de son compagnon.

Elle a commencé en me parlant hollandais à toute vitesse, car elle pensait que j’étais aussi hollandais. J’ai déjà eu un peu de mal à reconnaître la langue, et aussi à me rappeler que mon ami m’avait dit qu’elle appellerait.

Après deux mots de français, on s’est rabattu sur l’anglais. J’ai béni mon récent rafraîchissement linguistique en Écosse.

Mais que ça m’est laborieux de parler anglais…

Et encore, comme je lis presque exclusivement de la littérature médicale dans cette langue, j’ai un fond minimal de vocabulaire.

J’espère que j’ai pu lui rendre service.

De toute évidence, le message médical minimum n’était pas passé.

Ce qui est compréhensible car dans ce cas, il faut non seulement traduire le langage médical en français courant, ce qui n’est déjà pas simple, on peut tous en témoigner, mais aussi aller plus loin pour passer par l’anglais pour atteindre un esprit raisonnant en néerlandais.

Pour passer de l’anglais au néerlandais, et vice-versa, je ne me fais pas de soucis, car elle parlait anglais couramment (comme probablement l’allemand, aussi).

Ce qui posait souci était surtout l’incapacité des confrères de causer un minimum l’anglais.

A la fin de la conversation, elle m’a d’ailleurs demandé pourquoi nous ne parlions pas anglais alors que la littérature médicale est écrite dans cette langue.

J’en suis resté coi à la fois en anglais en en français.

Le Cap de Bonne-Espérance

Je n’ai pas fait attention, mais cette semaine, ou la semaine dernière, ce blog a franchi le cap des 100000 visites depuis son ouverture le 7 décembre 2008.

A l’heure ou j’écris, 102919 pour être exact.

Cette note est la 361 ième, et ce blog a généré 1661 commentaires.

Depuis le début de la création de Grange Blanche le 30 janvier 2005, j’ai donc reçu environ 640000 visites pour un total de 1832 notes et 6796 commentaires en cumulant les statistiques de l’ancien et du nouveau blog.

Merci donc pour votre fidélité depuis maintenant un peu plus de 4 ans et demi.

Mauvaise soirée

C’est souvent en fin de journée qu’il faut réanimer.

Je ne sais pas pourquoi, encore une preuve de l’universalité de la loi de Murphy.

Récemment, c’était à 15 minutes de la fin de ma journée.

Cette réanimation s’est mal terminée, et ça c’est assez mal passé avec la famille. Bref, deux heures cauchemardesques.

C’est un problème fréquent avec les patients précaires que l’on arrive tant bien que mal à stabiliser pendant quelques semaines, voire quelques mois. Leur vie est limitée au triangle lit-toilettes-fauteuil et ils sont sous oxygène toute la journée. Mais ils continuent à vivre et à avoir une certaine vie de relation avec leurs proches. Leur famille s’habitue donc à cet état de fait, et quand les choses s’accélèrent, ils ne comprennent pas.

Cette résilience est bien entendue nécessaire pour permettre à la famille de continuer à vivre malgré la décrépitude d’un des siens.

Mais elle rend difficile le travail du soignant qui gère les dernières heures ou les dernières minutes.

Mais elle/il était si bien hier/ce matin/cette après-midi!!

Ben oui, mais il/elle n’avait plus de cœur et/ou foie et/ou poumon et/ou rein et/ou cerveau….

Et ça, c’est très difficile à faire comprendre.

Je me suis donc disputé avec une famille, et j’en garde un goût amer.

Quand je suis rentré à la maison, je me suis fait une tartine de beurre salé sur du pain, et j’ai trouvé que c’était la chose la plus délicieuse du monde.

Puis j’ai raconté mes malheurs à mon épouse.



Echecs

J’ai appris à jouer aux échecs, ou plutôt, j’ai appris les règles en P1 pour trouver un dérivatif pendant mes rares poses. Je jouais régulièrement, et j’arrivais parfois à battre le jeu d’échecs électronique que j’avais acheté.

Puis, ensuite, je n’ai plus touché à un échiquier, hormis une ou deux parties très courtes contre des humains, où je me faisais cramer en quelques minutes.

Sur iPhone, il existe une multitude de jeux d’échecs, gratuits ou non.

J’en ai trouvé deux gratuits qui me semblent pas mal (à mon tout petit niveau).

Glaurung Chess:

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Chess With Friends:

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Chess with Friends ne permet pas de jouer contre un adversaire virtuel, mais de chercher des adversaires humains contre qui jouer, aléatoirement ou par nom d’utilisateur sur la base de données du jeu, soit sur sa liste de contacts. On peut jouer en direct, ou en différé, et demander à être prévenu par messagerie électronique lorsque l’adversaire a joué.

Effrayant, je n’arrive pas à réfléchir à plus de deux coups à l’avance.

Comme quoi, en cardiologie, il n’est pas nécessaire de réfléchir bien bien loin.

J’ai toujours dit que ce n’était pas une spécialité d’intellectuel!