Astérix chez les Pictes

Depuis 1991 (au milieu de mes deux P1!), année de parution de La Rose et le Glaive, je n’avais pas lu de nouvel Astérix. J’avais trouvé cet album mauvais, et je ne voulais pas continuer de voir la lente dégradation d’une série que j’adore. En fait, il ne semble pas avoir loupé grand chose si j’en crois le sentiment général des lecteurs des 4 nouvelles histoires qui ont été publiées par la suite.

J’ai voulu lire la cinquième, Astérix chez les Pictes, premier album de l’après Goscinny+Uderzo en espérant voir une renaissance.

Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais j’ai l’impression que les nouveaux auteurs ont redressé la barre d’un navire qui était en perdition. Il manquera toujours le génie d’un Goscinny+Uderzo, mais si le génie n’était pas exceptionnel, ce ne serait pas du génie…

Je regrette l’absence de références culturelles « classiques » qui truffaient les albums du passé. J’ai simplement repéré un timide clin d’œil au Radeau de la Méduse, page 19 (mais cette référence était déjà présente dans Astérix Légionnaire…).

PictesAstérix chez les Pictes (p19)

Cette vignette illustre aussi les nombreuses références plus contemporaines (Brassens, Johnny Hallyday…), voire geek (Buzz, Bug, Mac Mini et ici le Mac II) qui parsèment cet album, ce que j’ai trouvé tout à fait sympa.

J’espère qu’on va aller vers le mieux, j’ai de l’espoir.

Pour approfondir un peu, je vous ai mis quelques liens vers les commentaires des professionnels de la profession (et de quelques amateurs).

Je me demande dans quelle mesure certains ne confondent pas regret de l’époque où ils ont découvert Astérix avec émerveillement et nostalgie des « anciens Astérix ».

Pour terminer, j’ai trouvé une analyse sympa de cet album ici.