Statistiques de blog

Je me dis depuis quelques temps que je n’écris plus rien ici.

Manque de temps, de motivation… En j’espère qu’il me manque un peu de temps à moi dans la semaine. Un peu de temps où se poser, lire, et écrire.

Mais en y pensant un peu, et ça me fait peur, j’ai du temps, moins qu’avant, mais j’ai quand même un peu de temps libre. Serait-ce donc que l’arbre est devenu sec, que l’inspiration, la curiosité sont parties?

Ne quasi plus écrire me manque. Moins j’écris, moins je sais écrire. Écrire une note devient de moins en moins facile.

Je suis impressionné par ma production passée. En mars 2009, j’ai rédigé 60 notes sur le mois, presque 2 par jours. Cela me semble fou maintenant.

notes visites VsurN

Contrairement, à ce qu’on pourrait croire, l’audience de Grange Blanche ne s’effrite pas plus que cela. En fait, le nombre de sujets abordés et le Page Rank à 4 font l’essentiel du travail. L’ancien Grange Blanche, où je n’écris plus rien depuis le 07/12/2008, a encore reçu 9000 visites au mois de décembre dernier.

Après, je me dis que je n’ai plus rien à prouver, l’excitation de la lecture des statistiques est passée depuis longtemps. Les blogs ont atteint leur âge de raison. Au début, c’était rigolo et excitant d’être un peu transgressif. Maintenant, plus aucun journal traditionnel ne pourrait remplir son site internet sans blog maison. Enfin, mon « fond de commerce », c’est à dire exercer son esprit critique vis à vis de l’industrie pharmaceutique a été poussé sur le devant de la scène par le scandale du Mediator®. Rien n’est arrangé, tout a été changé pour que rien ne change, mais le message que j’ai toujours véhiculé est repris avec beaucoup de talents par des tas d’autres voix. Il faut que je réfléchisse pour donner une autre impulsion à ce blog, trouver une autre voie pour ne pas le laisser s’étioler.

K-PAX

Je suis tombé un peu par hasard sur cette -grosse- nouvelle de Gene Brewer qui a servi de base au scénario d’un film en 2001.

Je n’imaginais même pas faire de note pour une lecture que je pensais être de transition en attendant un hypothétique futur bon bouquin.

Sans être un chef d’œuvre, cette nouvelle se bonifie au fil des pages et j’ai fini par m’attacher aux personnages. L’histoire est assez bateau: un homme se croyant être d’origine extra-terrestre se retrouve dans un hôpital psychiatrique. La nouvelle raconte les relations qu’il tisse avec son psychiatre et les autres patients de l’établissement. La question est bien entendu de savoir si cet homme est ce qu’il pense être ou un gentil fou doué de talents hors du commun.

Le récit évite avec élégance des tas de clichés du genre gentil-extraterrestre-ou-grand-fou-gentil-lui-aussi des feuilletons de l’après-midi sur M6.

L’étrange étranger sert de révélateur des angoisses du psychiatre et des autres patients et permet de ranger leur inconscient tout chamboulé. C’est un peu une grosse ficelle mais bon, comme je vous l’ai dit, le récit se laisse lire.

« Un patient traité avec succès, c’est comme une partie de soi-même qui nous est révélée. Sylvano Arieti » annonce une citation en début de bouquin. C’est pas faux, même pour les non-psychiatres.