Hier au soir, j’ai regardé l’émission « Faut pas rêver » avec Laurent Bignolas.
Dans la série de reportages, celui concernant le culte du cargo m’a fasciné.
Le culte du cargo qui est pratiqué au Vanuatu a pour divinité John Frum, un homme blanc que les anciens affirment avoir rencontré, mais dont la description physique varie selon les récits.
Il est arrivé un jour dans un grand bateau, et a apporté d’immenses richesses. Il a aussi dit aux peuples du Vanuatu de reprendre leurs traditions qui étaient laminées par les missionnaires anglais et français, car à l’époque, le Vanuatu se nommait Nouvelles-Hébrides, et était un condominium franco-anglais.
Puis il est reparti en disant qu’il reviendrait.
Depuis, les adeptes de ce culte l’attendent au sens propre comme le messie.
Il semble en fait que ce dieu homme blanc à l’aspect si variable soit une déification des GIs débarqués aux Nouvelles-Hébrides durant la seconde guerre mondiale avec toute l’intendance de l’armée américaine. Imaginez comme cela a du être impressionnant pour les insulaires de l’époque!
Le nom John Frum viendrait de « John from (America) »: « Je suis John, d’Amérique« .
La croix rouge, vénérée comme symbole principal de ce culte viendrait des croix rouges du service de santé de l’armée américaine. Il vénèrent aussi le drapeau américain et construisent des avions en bois, représentations des véhicules célestes de John Frum. Certains adeptes s’habillent avec un semblant d’uniforme de GI.
Au fil du temps, au Vanuatu et ailleurs le choc originel des cultures s’est modifié, s’est nourri d’autres influences et a évolué vers de véritables cultes avec ses symboles, ses divinités…
°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°0°
Pour en savoir plus:
– Article « John Frum » et « Cargo Cult » de Wikipédia.
-« In John they trust« , un article du Smithsonian.
-« For us, America is very good, says cult leader« , un article du Telegraph.
-« Cargo cult lives on in South Pacific« , un article sur BBC news.









