Du malheur d’être roux/rousse

Un article sympa hier dans le New York Times: The Pain of Being a Redhead.

Les roux/rousses seraient très fréquemment porteurs d’une variation génétique sur le gène MC1R. Cette mutation serait responsable d’un besoin bien plus important de produits anesthésiants locaux et généraux pour obtenir une analgésie.

D’où les relations supposément difficiles entre les dentistes et les roux/rousses.

Mon épouse, qui est rousse, est en effet un cauchemar pour notre dentiste.

Je lui apporterai l’article.

Ça ne va pas améliorer les choses, mais il saura que leurs douleurs respectives reposent sur des bases scientifiques.

Traiter l’orientation sexuelle.

L’APA (American Psychological Association) vient de publier un rapport qui préconise à ses membres, des psychologues, de ne plus proposer de traitement à leurs patients afin de changer leur orientation sexuelle.

En résumé, de ne plus « traiter » l’homosexualité.

C’est donc plutôt une bonne nouvelle.

Mais elle m’a permis de découvrir qu’en 2009, il existait donc encore des thérapeutes qui considéraient l’homosexualité comme une pathologie devant être traitée.

“Both sides have to educate themselves better, » Ms. Glassgold said. “The religious psychotherapists have to open up their eyes to the potential positive aspects of being gay or lesbian. Secular therapists have to recognize that some people will choose their faith over their sexuality.”

Ces thérapeutes sont évidemment plutôt proches des courants religieux et conservateurs. Ça me parait fou qu’il faille encore à notre époque publier des recommandations telles que celles-ci.

Il restera toujours le cas difficile de l’homosexuel croyant, et qui le vit mal. Il ne reste plus aux psychologues qu’à lui proposer d’alléger le poids de ce conflit. Ou de traiter sa foi.

Pourquoi pas ?


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Psychologists Reject Gay ‘Therapy’. The New York Times. By The Associated Press. Published: August 6, 2009.

Report of the American Psychological Association Task Force on Appropriate Therapeutic Responses to Sexual Orientation.

Encore et encore…

Le NYT révèle ce matin une autre histoire de « Ghostwriting ».

Ce n’est pas la première affaire de ce type, ni la dernière.

Mais c’est simplement pour vous rappeler que les services commerciaux de l’industrie pharmaceutique pallient finalement assez souvent aux insuffisances des molécules sorties de leurs départements « Recherche et Développement ».

En toute convivialité, et toujours pour le bien de l’humanité, bien sûr.


Il faut faire confiance à l’industrie pharmaceutique.

L’industrie pharmaceutique nous veut du bien.

Il faut faire confiance à l’industrie pharmaceutique.

L’industrie pharmaceutique nous veut du bien.

Il faut faire confiance à l’industrie pharmaceutique.

L’industrie pharmaceutique nous veut du bien…


Photobucket©The Disney Company


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Medical Papers by Ghostwriters Pushed Therapy. The New York Times. By Natasha Singer. Published: August 5, 2009

Le petit coup

Je suis allé dire bonjour à ce patient après son pontage. Il ne va pas trop mal, mais n’a pas le moral car il n’a pas ou peu de famille (il a « plongé » à la suite de son divorce) et ses amis ne viennent pas le voir.

Je m’en étonne.

Il lève les épaules au ciel.

– Y en a un qui a repris des ganglions ici, dit-il en me montrant sa gorge, un autre qui a eu comme moi, et les autres, c’est pas beaucoup mieux…

– Évidemment…

L’évocation de ce groupe de copains, des éthylo-tabagiques de 50-60 ans cloués au fauteuil ou au lit par des stades variables de cancers, de cirrhose ou de coronaropathie m’a laissé une impression triste et amère.

La face cachée de cela: