I find your lack of faith disturbing.

Je crois que c’est @pierreyves qui m’a fait découvrir cette vidéo qui fait la réclame sur l’arrivée des voix de l’univers Star Wars dans le système de navigation TomTom.

La vidéo est un peu moyenne à mon goût (Darth Vader pas assez sobre, et l’acteur un peu trop fifi) mais cette nouvelle a de toute évidence chamboulé la vie de certains.


Fouyouyou®!

-mab

Petit article sympa sur la terminologie des DCI en -mab dans le Prescrire du mois de mai. Là aussi, ce petit texte ne va pas modifier notre pratique courante (notamment la mienne 😉 ), mais j’aime bien connaître les origines des noms, dans ce cas comment on choisit un nom de DCI.

Le suffixe (ou segment-clé dans la terminologie DCI)  -mab signifie que l’on a à faire avec un anticorps monoclonal.

Mais il existe deux sous-segments-clés.

Le premier désigne l’origine de l’anticorps:

  • a: rat
  • axo: Ac hybrides rat et souris
  • e: hamster
  • i: primate
  • o: souris
  • u: homme
  • xi: Ac chimériques
  • zu: Ac humanisés

(Ne me demandez surtout pas la signification exacte de ce que cela signifie…)

Le second désigne le domaine thérapeutique dans lequel est utilisé l’anticorps:

  • b(a): antibactérien
  • c(i): système cardio-vasculaire
  • f(u): antifungiques
  • k(i): interleukines
  • l(i): immunomodulateurs
  • s(o): Ac agissant sur l’os
  • t(u): action sur les tumeurs
  • v(i): antiviraux

Exemple pratique:

Le ofatumumab, ofa-tu-m-u-mab (ARZERRA®), est un Ac d’origine humaine (u), utilisée en cancérologie (tu).


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Rev Prescrire 2010;30(319): 344.

Endoprothèses coronaires et chirurgie non cardiaque

Grrrr, je déteste l’idée de la maison d’édition de Circulation d’avoir créé tout un tas de sous-publications de ce vénérable journal.

Ces dernières ne contiennent en général pas de papiers très intéressants, mais parfois oui.

Et malheureusement, un abonnement à Circulation ne me permet pas d’y avoir accès.

Comme je n’ai pas pu non plus l’obtenir en prenant des voies détournées et que je n’avais pas non plus envie de déranger mes sources habituelles, exceptionnellement, je vais vous parler d’un papier en ayant simplement lu son résumé (Bouhh, pas beau!).

Il s’agit d’une étude rétrospective de cohorte (pas très beau non plus, mais souvent informatif) sur 1953 patients ayant bénéficié d’une chirurgie non cardiaque dans les suites de l’implantation d’une endoprothèse active ou non pour un syndrome coronarien aigu ou non.

Le résultat synoptique, très obligeamment fourni par theheart.org est le suivant:

Photobucket

Il n’est bien entendu pas question de faire une quelconque comparaison avec une coronaropathie aiguë (ou non) prise en charge médicalement car ce comparateur est absent. Il faut aussi bien avoir à l’esprit que l’on sait depuis longtemps qu’il existe une nette surmortalité péri-opératoire dans les 6 mois qui suivent un accident coronarien, indépendamment d’une quelconque histoire d’endoprothèse.

Mais les chiffres sont très intéressants, même si l’on imagine tous les biais liés au caractère rétrospectif de ce papier.

Il existe donc clairement une zone rouge de 6 semaines après l’implantation d’une endoprothèse où sauf urgence vitale il faut proscrire toute chirurgie non cardiaque non urgente. Après, entre 6 semaines et 1 an, la mortalité est moindre, mais encore 4 fois supérieure par rapport à celle de la période au delà.

Pour aller un peu plus loin, j’avais fait une petite biblio sur ce sujet ici et d’une manière un peu générale les recommandations sur les syndromes coronariens et/ou les endoprothèses:  ACC/AHA/SCAI 2007 et ESC 2008.

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Michael O’Riordan. Increased perioperative risk of death/ischemic events in stent patients undergoing noncardiac surgery. theheart.org. [Clinical Conditions > Interventional/Surgery > Interventional/Surgery]; May 4, 2010. Accessed at http://www.theheart.org/article/1074129.do on May 6, 201.

 

L’échec est une option

En suivant un lien de @PharmacoBlogie (aka Maryse Levacher Clergeot), je suis tombé sur un petit article qui s’intéressait au taux de succès des médicaments pour lesquels étaient demandé une AMM centralisée européenne en 2009, et aussi un peu aux raisons des échecs.

En 2009, 48 nouvelles molécules ont été proposées, 29 ont été acceptées, 19 refusées.

Pour les molécules refusées, 8 sur 19 n’avaient pas bénéficié de conseils scientifiques de la part de l’EMA au cours de leur plan de développement, contre 8 sur 29 pour les molécules acceptées.

Pour les molécules refusées, 6 sur 19 émanaient d’entreprises du médicament de petite ou moyenne taille, contre 4 sur 29 pour les molécules acceptées.

Les conclusions des auteurs qui font partie de l’EMA et/ou de l’Afssaps est que l’échec d’une molécule devant une procédure d’AMM est probablement plus du à un mauvais développement scientifique, qu’à la molécule en elle-même. Ils donnent ainsi des exemples pour lesquels le comparateur ou le critère principal d’une étude clinique avait été mal choisi. Les auteurs plaident pour un meilleur dialogue entre les firmes et les autorités de régulation.

Ceci expliquerait aussi peut-être que plus une firme est importante, donc a de l’expérience, et plus la probabilité de passer une procédure d’AMM avec succès est importante.


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Hans-Georg Eichler, Bo Aronsson, Eric Abadie and Tomas Salmonson. New drug approval success rate in Europe in 2009. Nature Reviews Drug Discovery 9, 355-356.