Ecosse (1)

J1: arrivée au Hilton à 01h00 comme Josette au début du « Père-Noël… », avec le chariot à bagages. J’aurais voulu être ailleurs et ne pas être né.
Nuit courte.

J2: Difficile de conduire une voiture dont le levier de vitesse n’est pas du bon côté, ni la route. Château de sable sur la plage de Stonehaven. Il fait frais et il pleut. De toute évidence, nous seuls en faisons cas au milieu des locaux qui profitent du bord de mer ou promènent le chien dans les intempéries.


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(Stonehaven)

Le bord de mer me rappelle celui de Margate, j’avais alors une quinzaine d’années.

Superbe château de Dunnottar, perché sur un éperon rocheux en bord de mer.

Photobucket(Dunnottar Castle)

« Fish and chips » le soir avec ABBA en fond sonore. Je remarque que les clients qui les emportent le font dans des boites en carton. « A mon époque », c’était dans du papier journal. Bruxelles serait aussi passé par là ? Le B&B est une maison moderne, sans grand charme, comme ses propriétaires, et perdue dans la lande. Mais la chambre est « cosy » et très confortable.

J3 deux châteaux: Drum et Crathes

Photobucket(Crathes Castle)

Drum(Drum Castle)

B&B: bonbonnière anglaise à Banchory évoquant des tas de souvenirs (moquette épaisse fausse cheminée bay windows et jeux en onyx sur la table basse).

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Chasse d’eau difficile á faire fonctionner: il faut un certain coup de poignet pour actionner la poignée qui m’évoque une pédale de démarrage d’une vieille Harley: kick start.

J4: Linn O’Dee:

Photobucket(Les gorges de Linn O’ Dee)

Dans un petit restaurant, le goût des saucisses, ma troisième madeleine de Proust… Minuscule B&B à Aviemore. Dame très gentille.

J5:Douche inquiétante ; mais c’est aussi vrai qu’ils ne connaissent pas Claude François qui a beaucoup œuvré dans nos salles de bain à la stigmatisation de l’électricité.

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Porridge au petit-déjeuner. Intérieur très anglais, là aussi, beaucoup plus modeste qu’à Banchory. Depuis le début, intermittence d’une petite pluie fine et d’éclaircies. Ballade en train à vapeur de 2h30, pour laquelle notre hôtesse nous a confié sa petite fille de neuf ans sans la moindre appréhension. Cela parait impensable en France. En tout cas, nous ne l’aurions pas fait. Je ne l’avais jamais remarqué avant, mais ici, les enfants semblent être bien moins couvés que chez nous. Est-ce mieux? (probablement).
Quatre jours sans connexion internet…
Ce n’est ni d’être connecté á vous, ni de me tenir informé minute par minute qui me manque, mais plutôt écrire pour vous raconter. Qu’est-ce qui est le plus important là-dedans ? Écrire ou raconter à quelqu’un? Est-ce qu’écrire m’aurais manqué si je ne bloguais pas ? Probablement pas. Ce qui, in fine signifie qu’une espèce de lien avec vous me manque, bien au-delà de l’écriture.

Petite randonnée sur les pentes du Cairngorm. Vue majestueuse sur les Highlands. De petites fleurs aux couleurs incroyablement vives égayent de manière surprenante un paysage de bruyères que l’on pourrait croire monochrome à première vue.

Photobucket(Vue à partir du Cairngorm)

Je ne peux plus regarder une frite en face, et nous ne sommes pas à la moitié du séjour. Difficile de leur échapper. Pour l’instant le mariage le plus improbable: omelette au fromage+frites (ces dernières n’étaient pas signalées dans le menu). Demain, en avant pour le Loch Ness!

J6: Nous avons opté pour longer le fameux Loch du côté est, par les petites routes afin d’éviter tout le côté « Nessie ». Nous n’avons donc pas vu une seule peluche, assiette, mug, porte-clef ou aimant à frigo à son effigie.

Photobucket(Loch Ness)

Photobucket(Loch Ness)

Par contre, nous avons pris un petit bain de soleil et les enfants un petit bain de jambes à Dores, juste à côté du « Dores Inn », où nous avons très bien mangé. Le soleil semble être suffisamment rare pour que quelques rayons provoquent chez nos amis écossais un état proche de l’euphorie collective. Rendez-vous compte, il fait près de 15° C en plein soleil! Nous n’avons bien évidemment pas vu l’ombre d’un monstre. Mais avec Photoshop, je devrais être capable de vous arranger ça.

Photobucket(Loch Ness)

Je me suis quand-même mis à rechercher activement un point Wi-Fi. Malheureusement, ils sont soit cryptés soit inexistants. Ça m’a enlevé mes dernières illusions sur mon absence de dépendance à la toile. »A Wi-Fi, a Wi-Fi, my kingdom for a Wi-Fi ! ». L’après-midi, nous sommes allés à un musée flambant neuf qui retrace la défaite cinglante que les anglais ont infligée aux jacobites en avril 1746. Un vrai massacre. A l’époque, Louis XV avait soutenu les écossais contre notre éternel ennemi ; sans succès, donc. A part des fauteuils, il n’aura donc pas réussi grand-chose. Nous avons ensuite trouvé une « Guest House », qui est un intermédiaire entre un B&B et un hôtel, à Dingwall, avant d’entreprendre la grande traversée vers le Ross occidental, c’est-à-dire la façade atlantique de l’Écosse. Sans surprise, il pleut.

J7 : La traversée a été magique malgré le brouillard et le crachin.

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vache

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Malheureusement, les endroits où l’on peut se garer pour admirer et photographier les paysages sont rares. Petit détour à Ullapool, avant d’entamer la descente le long des côtés déchiquetées.

Nous nous arrêtons d’abord aux vertigineuses chutes d’eau de la gorge de Corrieshalloch. Le court chemin qui y mène traverse un superbe sous bois. Nous reprenons la route sous le crachin, qui a eu la bonne idée de cesser pendant notre courte descente dans la gorge. Moutons, lochs, petites maisons blanches, massifs montagneux émergents de la brume, nous roulons dans un paysage typique de carte postale. Nous arrivons ensuite pour ce qui est pour moi, pour l’instant le plus grand moment du voyage: les jardins d’Inverewe. Ces 25 ha, créés à partir d’un terrain banal en bord de mer par un passionné fin XIXième- début XXième siècle sont une pure merveille qui bénéficient d’un micro-climat permettant le développement d’espèces exotiques. Ce jardin m’a émerveillé, et je ne suis pas un passionné de jardinage, loin de là. Rhododendrons aux troncs torturés et rouges sang, azalées, eucalyptus de Tasmanie sont les rois des 2500 espèces représentées.

Photobucket(Inverewe Gardens)

Photobucket(Inverewe Gardens)

J’ai aussi retenu la gigantesque Gunnera magellanica, sorte d’énorme plant de courge qui ramène un adulte à une taille lilliputienne. Des chemins mènent en bord de mer, d’autres vers des belvédères permettant de découvrir les beautés du loch Ewe. Nous avons cru parfois croiser les fantômes de Maxime et Rebecca de Winter. Bref, un jardin qui mériterait de faire partie des merveilles du Monde.

Photobucket(Inverewe Gardens)

Photobucket(Inverewe Gardens)

fleurs(Inverewe Gardens)

Photobucket(Inverewe Gardens)

mare(Inverewe Gardens)

Demain, en route pour le très photogénique château de Eilean Donan.

Bonjour d’Écosse

Je profite du Wi-Fi de l’hôtel pour vous faire un petit coucou de ce merveilleux pays.

Je ne vous en dit pas plus, car j’ai déjà prévu de faire une série de notes sur le sujet (je vous gâte trop 😉 ).

Je n’ai vraiment pas hâte de revenir…

Vacances!

Lundi,toute la famille s’envolera pour un séjour de 15 jours en Écosse.

Enfin!

J’avoue que ces derniers jours, je n’ai prêté qu’une demi oreille aux soucis de mes patients, et à la maison, je commençais à être ronchon.

A partir d’un certain seuil, j’ai beau se concentrer très fort, les problèmes des patients (et aussi de la maison, il faut bien le dire) viennent glisser sur mon esprit comme l’eau sur les plumes d’un canard. Heureusement, je n’ai rien eu de très urgent à gérer.

Vivement les landes au bord de la mer, les lochs et les vieux châteaux pour me vider l’esprit.

Comme d’habitude, nous n’avons rien prévu hormis la première nuit et la location de la voiture.

On n’a même pas esquissé le moindre itinéraire, on verra sur place avec le guide vert!

Mon seul petit souci est la barrière de la langue que je lis bien mais ne parle quasiment plus.

En plus, l’accent écossais est connu pour être difficile à comprendre.

Une petite vidéo qui ne me rassure pas un brin, la délicieuse Sharleen Spiteri de Texas, qui cause de je ne sais pas trop quoi dans cet entretien:

On verra bien…

Ce blog va donc s’interrompre 15 jours.

Comme chaque année, je vais essayer de trouver un texte à publier pour vous faire passer le temps pendant cet entracte.

Pains à la farine de châtaignes.

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Là, je n’y suis pour rien, c’est mon épouse qui a la haute main sur la fabrication du pain.

Pain complet, aux olives, de seigle, elle se diversifie de plus en plus et a acquis une technique vraiment remarquable.

La recette est simplissime, mais le coup de main ne l’est pas.

Au début elle nous faisait plus des sortes de galettes.

Maintenant, on se régale, même si la mie n’est pas aussi aérée que chez le boulanger .