Poste de cardiologue à pourvoir.

Un poste de cardiologue au sein du secteur de réadaptation du Centre Cardio-Vasculaire Valmante sera à pourvoir à partir de mi-février. Il s’agit d’un poste salarié, en CDI. La fiche de poste comporte la surveillance et la prise en charge de patients en réadaptation cardiovasculaire, avec implication dans l’éducation thérapeutique du patient coronarien et insuffisant cardiaque. Nous pourrons assurer la formation du praticien en éducation thérapeutique.

Si vous connaissez des personnes intéressées, je vous serais très reconnaissant de leur transmettre mes coordonnées: jm.vailloud(a)orpea.net.

Do it yourself

Je vois une patiente pour des palpitations qui s’avèrent être fonctionnelles. En creusant un peu, leur survenue coïncide avec l’anniversaire de la mort de son père survenue il y a quelques années. Elle me raconte alors comment cela s’est passé.

Son père était atteint d’un cancer gastrique en stade terminal, qui a nécessité une nième hospitalisation. Le médecin qui l’a alors pris en charge ne le connaissait pas. La famille a demandé à ce médecin de calmer les souffrances et je présume, mais tout est assez flou dans ce genre de situations d’abréger le calvaire de leur père. Je ne sais pas si les choses ont été dites clairement et même si elles ont été énoncées.

Quoiqu’il en soit, le médecin a fait installer une pompe à morphine et a demandé à la famille d’appuyer régulièrement sur la poire afin « d’en finir », en précisant qu’une fois que le processus serait enclenché, il serait irréversible. La famille s’est rapidement concertée et un enfant s’est désigné pour appuyer sur la poire, heures après heures. Sur la fin, un membre de la famille, plus âgé a pris le relais, pour partager la responsabilité, et a appuyé ce qui fut une dernière fois.

Depuis lors, celui qui s’était initialement désigné s’est retiré petit à petit d’une vie familiale minée par cet évènement.

J’ai été impressionné par ce récit dont je n’ai jamais rien entendu de semblable. La patiente qui traîne cette histoire depuis des années a été très étonnée quand je lui ai dit que, à ma connaissance, cela n’était pas la norme médicale de faire pratiquer une sédation terminale par la famille. Je lui ai conseillé de réunir sa fratrie et de mettre à plat cette histoire.

Je ne souhaite pas particulièrement vous décrire ma réaction, pour essayer de rester neutre le plus possible. Néanmoins la prise en charge médicale me semble être très éloignée du credo de la loi Leonetti (récemment modifiée):

Je ne t’abandonnerai pas.

Je ne te laisserai pas souffrir.

Je ne te prolongerai pas de manière anormale.

 Que pensez-vous de tout cela?

μὴ φοβεῖσθε

La chirurgie cardiaque a fait des progrès fabuleux ces dernières années, et même en travaillant en réadaptation après chirurgie cardiaque (entre autres), j’ai du mal à croire ce que je vois.

J’ai fait pédaler récemment une petite dame de 89 ans qui a été opérée il y a moins d’un mois d’une endocardite mitrale.

Pédaler, 89 ans, opérée, endocardite. Je n’aurais jamais cru pouvoir caser ces 4 groupes de mots dans la même phrase, ne serait-ce qu’il y a 5 ans.

L’équipe médico-chirurgicale qui l’a prise en charge est fabuleuse, mais je reste époustouflé devant cette dame qui trottine devant moi pour aller à la rencontre des kinés.

Tout ce cela pour dire aux patients qui attendent de se faire opérer, et nous savons tous comme cette période est difficile, « n’ayez pas peur ».