Les crimes du Dr. Watson.

J’ai reçu ce bouquin pour Noël (merci Laetitia):

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Ce livre vous plonge dans l’atmosphère victorienne, puisqu’il relate une énigme policière arrivée au fameux Dr. Watson, inséparable compagnon de Sherlock Holmes. Mais comme Holmes est à ce moment présumé mort, après une chute dans la cascade de Reichenbach, c’est à vous de résoudre cette énigme, afin de sortir le bon Docteur du fond de sa geôle d’où on l’a jeté pour un crime qu’il n’a pas commis.

Le livre comporte des indices qui vous conduiront à la solution: manchette de journal, billet de théâtre, carte postale…

Vous y trouverez aussi une courte aventure de Sherlock Holmes, écrite par Arthur Conan Doyle lui-même (Le problème final, 1893).

De quoi vous creuser les méninges pendant un bon moment.

Les holmésiens ont plutôt fait bon accueil à ce livre, et en font une critique intéressante.

Conan Doyle était médecin (comme quoi, le dicton « La Médecine mène à tout, à condition d’en sortir » se vérifie encore une fois) et c’est sa rencontre avec un très brillant clinicien, le Dr Joseph Bell (de la même famille que le Bell de la paralysie), qui lui a inspiré le personnage de Holmes. Le Dr Bell avait l’habitude d’étonner ses élèves par des capacités de déduction peu ordinaires qu’il exerçait sur ses patients.

Pour en savoir un peu plus sur le Dr Bell, vous pourrez consulter cet article de Wikipedia.

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Les crimes du Dr. Watson: une énigme Sherlock Holmes interactive

Duane Swierczynski

Editions Tornade

Lyon virtuel

Google Earth est depuis sa création un logiciel à couper le souffle. La modélisation en 3D des bâtiments n’est probablement l’application la plus sophistiquée en terme d’intégration d’informations issues de plusieurs sources (les fameux « mashups »), mais celle que je trouve la plus spectaculaire.

Petite ballade dans le ciel  d’un Lyon virtuel…

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La place Bellecour, avec la statue équestre de Louis XIV, et en arrière plan la basilique de Fourvière. L’ancien Palais de Justice et ses 24 colonnes, normalement non visible de ce point de vue l’est ici car les bâtiments imposants bordant la place n’ont pas été numérisés. Les plus observateurs pourront remarquer une autre omission, et une anomalie, lesquelles?

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Le quartier de Saint-Jean, avec une camionnette blanche garée à l’angle de la rue St-Jean/rue du Palais de Justice.

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L’opéra de Lyon.

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La place du change, la Loge du change (devenu un temple protestant) et la  rue de la Loge.

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Vue aérienne avec une vue partielle de l’ancien Palais de Justice en bas et à gauche.

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Pas de modélisation en 3D, mais mon endroit favori, le jardin du Palais des Beaux-Arts.

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Le « crayon » du quartier de la Part-Dieu à côté de l’auditorium en forme de coquille Saint-Jacques.

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Pour aller beaucoup plus loin, un superbe site de photos, dédié à Lyon.

La Webcam du Grand Lyon, située tout en haut du crayon, et que vous pourrez manoeuvrer vous-même!

Zone

C’est un roman que j’aurais pu aimer, un roman qui raconte le voyage en train d’un homme qui se rend à Rome pour monnayer une mystérieuse valise pleine des massacres du XXème siècle, on apprend au fil du roman que cet homme n’en a pas été que le spectateur, c’est bien écrit, mais la fin du récit en queue de radis, de même que quelques incohérences et zones d’ombre qui ne gagnent rien à y rester gâchent un peu le plaisir que j’ai quand même pris à lire cet écheveau de la folie ordinaire des hommes, normalement, si vous lisez ces lignes avec un minimum d’attention, vous devez vous demander pourquoi je ne termine pas cette phrase interminable, et bien tout simplement parce qu’à l’exception de deux chapitres, qui sont d’ailleurs des extraits d’un roman que lit le narrateur au cours de son voyage ferroviaire, ce récit est totalement dénué de points; ceci déstabilise un peu au début, et on cherche son souffle, ou plutôt par une course en avant, on cherche désespérément à récupérer l’équilibre d’une lecture, rompu par un trébuchement initial, ce procédé, bien qu’assez artificiel rend bien compte de la fuite en avant du narrateur, poursuivi par les milliers de fantômes des milliers de massacres qu’il a collecté fiévreusement dans sa mallette au fil de ses années d’errances dans la « zone », c’est à dire le Bassin Méditerranéen, puis finalement, on s’habitue et on est presque choqué d’être interrompu grossièrement par un point au cours du premier chapitre du livre du héros, enfin, second procédé un peu artificiel, ce roman reprend la découpe en XXIV chants de l’Iliade et pour bien nous faire comprendre qu’il y fait allusion, l’auteur use et abuse d’épithètes homériques tels que « dompteurs de cavale », « nefs noires », « paroles ailées » entre autres, Homère peut continuer à errer en paix dans les Champs Elysées, il ne risque pas de se faire voler la première place par cette Illiade ferroviaire, maintenant, si vous n’avez ni envie de vomir, ni le tournis, ni mal à la tête après la lecture de cette note, vous pouvez éventuellement acquérir « Zone » de Mathias Enard aux éditions Actes Sud (517 pages moins deux chapitres, sans point, c’est quand même une apnée un peu longue, je recommande donc quand même une visite chez son cardiologue le plus proche afin d’évaluer si vous serez capable de la tenir), promis, la prochaine fois j’écris une note sans point et sans e et sans a, mieux que Pérec et Enard réunis!

Joyeuses fêtes!

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Auteur: Kris de Curtis

Joyeuses fêtes de fin d’année!