Caleçon rose

Cette note du blog « Lens » du NYT raconte l’histoire de cette photo :

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AP/David Guttenfelder

La scène se passe en Afghanistan. Le soldat de gauche a visiblement été surpris par un mouvement des talibans littéralement au pied de son lit. Son caleçon rose « I♥NY » a fait la une du NYT.

Le photographe n’est pas n’importe qui, il faisait partie des finalistes pour le prix Pulitzer 2009.

Ce superbe cliché est à la fois drôle, émouvant, et informatif.

Comme l’a conclu une des éditrices du NYT: « And yet again, it calls up what mom said, ‘Always wear clean underwear, you never know.' »

Une autre note du blog « Lens », à lire ici (et le reportage du NYT ici).

Pas de veine

Via Medgadget, j’ai découvert ce système qui permet de visualiser le système veineux superficiel pour y faire des prélèvements ou y mettre une perfusion. Le principe en est l’absorption des infra-rouges par l’hémoglobine. Les vaisseaux apparaissent donc en négatif. Ils disent que ça marche chez tous les patients « difficiles », les obèses et les personnes âgées notamment et la vidéo est assez démonstrative.

Je serais curieux de voir ça….

Renouveller ou pas?

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Récemment, je me suis demandé si j’allais renouveler mon adhésion à l’UMP.

Je n’ai participé à aucune réunion où j’étais invité, et je lis à peine les messages électroniques reçus de la part de ma députée ou de « Xavier » (à droite, on ne dit pas « camarade », mais on s’appelle par son prénom, c’est convivial en n’étant pas, euh…populaire). Je n’ouvre même plus « L’Union », le mensuel du parti qui n’est finalement qu’un Figaro sans les publicités, c’est à dire bien peu de choses. D’ailleurs, ça m’a toujours fait rire, cette revue est emballée dans un emballage plastique gris totalement opaque, sans aucun signe évident de reconnaissance comme pourrait l’être une revue porno. Probablement pour conserver une certaine confidentialité de pensée.

Est-ce pareil pour les revues des autres partis ? Si c’est le cas, les postiers doivent être persuadés que les 3/4 de la population est abonnée à des revues cochonnes.

En décembre 2006, quand j’avais pris ma carte, je l’avais surtout fait pour apporter ma petite pierre au rempart contre le FN.

Maintenant que ce parti est au bord du groupuscule, ça peut faire sourire, mais à l’époque, l’éventualité d’un nouveau 2002 me terrifiait. Surtout que je n’avais alors même pas pris la peine de voter. La démocratie ne s’use que quand on ne s’en sert pas et être passif, c’est déjà reculer. Et ça, 2002, me l’a rappelé, j’espère à jamais. J’ai donc adhéré encore rouge de honte de cette infamie collective.

Les choses ont bien changé, je ne vais pas vous faire un panorama que tout le monde peut constater tous les jours.

Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a été élu, et malgré toute mon aversion pour son personnage, je persiste à penser que ça a été une très bonne chose, notamment pour le second tour.

L’extrême est maintenant gauche, c’est donc au PS de faire le même travail qu’a fait la droite pour la juguler. Physiquement je déteste bien plus l’extrême droite que la gauche (c’est quasiment de l’anaphylaxie), peut-être car je la vois comme une perversion des idées « de mon camp », et que pour l’instant,  électoralement parlant, ils ne sont pas encore en mesure de poser problème. Mais en réfléchissant, ils sont potentiellement tout aussi dangereux.

A la limite, si il y avait quelque chose à faire pour essayer de maintenir la démocratie, ce serait de m’encarter au PS pour les soutenir.

Parce qu’en face de la droite, il n’y a que le néant, et ça, ce n’est pas bon du tout.

Le Modem ? Oui, mais Bayrou…

Bref, fallait’il oui ou non donner 25€ au parti au pouvoir, qui plus est, le plus riche de France, sans autre raison bien définie autre qu’un attachement de principe ?

Après mûre réflexion, je suis reparti pour un tour.

Ce doit être mon côté transgressif.





Annuaire inversé

Une patiente dont le nom se termine par -ian est hospitalisée.

Son nom de jeune fille se termine aussi par -ian, tout comme le nom de son cardiologue. C’est assez courant d’observer ces regroupements dans la communauté arménienne (comme dans toutes les autres, d’ailleurs, j’en avais déjà parlé ici). La patiente a en fait été mal aiguillée, et j’appelle le médecin généraliste qui s’occupe du secteur qui serait plus adapté pour elle. C’est aussi un -ian. Quand il entre dans la chambre et qu’il donne son nom (le phénotype aurait déjà suffit par lui même), les visages de la patiente et de ses fils se sont éclairés, et les langues se sont déliées. J’adore le communautarisme vu sous cet angle là. Dommage, mon -ian n’a pas pu utiliser les quelques mots d’arménien dont il se souvient, ce qui aurait à coup sûr rendu l’atmosphère devenue détendue, franchement joviale.

On examine la patiente et on discute avec les deux fils. Bien sûr, les -ians, le mien et toute la famille commmencent à comparer leurs connaissances.

Harutunian? Connais!

Topalian? Connais!

Dilsizian? Connais!

Mélikian? Connais!

Boyajian? Connais!

Najarian? Connais!

En sortant de la chambre, on a éclaté de rire, car la communauté arménienne, ses petits défauts (ce sont en général de très bon vivants, c’est donc un gros facteur de risque cardio-vasculaire) et ses grandes qualités sont une source inépuisable de discussions et de rires avec mon -ian.

Et puis, on connait des tas de médicaments arméniens, eux aussi: Solian, Tercian… 

Nous avons alors eu une idée lumineuse; pourquoi ne pas faire un annuaire téléphonique  inversé avec le suffixe au début?