Dans le Circulation du jour…

Sommaire très riche que j’ai eu juste le temps de survoler:

Une étude australienne promise à un grand avenir médiatique, car elle constate une augmentation de 18% de la mortalité cardio-vasculaire (et 11% pour la mortalité toutes-causes) à chaque heure de plus passée par jour devant la TV.

Maintenant, remplacez « TV » par « Internet ».

Ça rigole moins, non ?!

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Les Cardiomyopathies Hypertrophiques sont heureusement rares, mais posent toujours des problèmes difficiles. Et un article de synthèse de BJ Maron sur ce sujet, c’est un peu comme un papier de Rembrandt  sur le clair-obscur.

Un beau cas clinique sur une paralysie de l’hypoglosse à la suite d’une compression induite par une dissection spontanée de la carotide.

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Henry Gray. 1918

Enfin, je ne mentionnerai pas le papier israélien sur l’influence du niveau socio-économique sur la survie après un infarctus, car je ne suis pas certain que l’on puisse le transposer facilement chez nous.

Les voilà…Qui ça ?

Les zèbres!

La folie de la recherche de thrombose veineuse profonde à l’origine d’une embolie paradoxale responsable d’un accident vasculaire cérébral (AVC) continue à s’étendre.

Celle de ce matin est pas mal:

  • Femme 77 ans
  • Infarctus du myocarde en 2000
  • Hypertension artérielle
  • Hypercholestérolémie
  • Obésité

  • Accident ischémique sylvien droit
  • Mais Foramen Ovale Perméable à l’échographie trans-oesophagienne.

Aucun symptôme de phlébite, mais « on ne sait jamais ».

Mon doppler veineux a été bien entendu été normal.

Je crois qu’il faudrait interdire la diffusion de « Dr House » en France, il fait trop d’aspirants internistes de haut vol qui ne se satisfont plus de gérer le lundi matin les AVC athéromateux ou emboliques du samedi-dimanche.

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Les Accidents Vasculaires Cérébraux. Collège National de Médecine et de Chirurgie vasculaire.


F. Perren, J.-M. Meier, J. Bogousslavsky, G. Devuyst et E. Eeckhout. Embolie paradoxale due à un foramen ovale perméable isolé ou associé à un anévrisme du septum interauriculaire dans les accidents vasculaires cérébraux. Revue Médicale Suisse N° -607 publiée le 22/05/2002.


R. Juglard, A. Elfikri, H. Paoletti, X. Colineau, J.H. Tourrette, J.C. Solacroup. Embolie paradoxale : une cause inhabituelle d’ischémie cérébrale. Journal of Neuroradiology Vol 29, N° 3 – septembre 2002 pp. 189-192.

Erik Satie



(Sous l’impulsion d’un commentaire de Stéphane, j’ai acheté l’intégrale des œuvres pour piano de Satie sur iTunes. Aucun regret!)

Double peine (bis)

Dans le Prescrire de janvier, un article revenait sur des données de pharmacovigilances collectées en France sur la trimétazidine.

Je connaissais l’histoire des syndromes extra-pyramidaux, mais pas de la thrombopénie ni du reste:

« Outre les thrombopénies et les syndromes parkinsoniens déjà connus, l’enquête a relevé des effets indésirables variés : atteintes hématologiques ; cutanés dont prurits, éruptions, urticaires et œdèmes de Quincke et 2 pustuloses exanthématiques aiguës généralisées ; malaises, vertiges, bouffées vasomotrices, céphalées, hypotensions artérielles ; des acouphènes ; des troubles digestifs ; des atteintes hépatobiliaires, le plus souvent des hépatites cytolytiques ; des hémorragies ou saignements ; des effets indésirables cardiaques dont des tachycardies, palpitations, extrasystoles ; des troubles neuropsychiques dont des insomnies et des hypersomnies ; des anomalies de l’ionogramme notamment des hyponatrémies et des hyperkaliémies. »

Autant de bonnes raisons de ne plus prescrire un médicament qui en 40 ans n’a jamais démontré un bénéfice clinique convaincant.

Cette situation étrange, continuer à prescrire une molécule qui ne sert à rien et a des effets secondaires, ne serait-elle pas la conséquence de cela?


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Trimétazidine : bilan français à prendre en compte. Rev Prescrire 2010 ; 30 (315) : 28.

(L’article est réservé aux abonnés, mais la colonne de droite indique 4 textes en accès libre).