Belle chanson, superbe chanteuse, et paroles prophétiques (album Up! sorti en … 2002), que demander de plus ?
En tout cas bien plus qu’une analyse économique assommante faite par des experts nettement moins attirants, et surtout dont les prévisions sont déjà fausses quand ils les font.
Le clip « officiel » qui se déroule dans un palace sud-américain (?) abandonné est encore plus évocateur, mais je préfère nettement cette version sur scène.
We live in a greedy little world–
that teaches every little boy and girl
To earn as much as they can possibly–
then turn around and
Spend it foolishly
We’ve created us a credit card mess
We spend the money that we don’t possess
Our religion is to go and blow it all
So it’s shoppin’ every Sunday at the mall
All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store
[Chorus:]
Can you hear it ring
It makes you wanna sing
It’s such a beautiful thing–Ka-ching!
Lots of diamond rings
The happiness it brings
You’ll live like a king
With lots of money and things
When you’re broke go and get a loan
Take out another mortgage on your home
Consolidate so you can afford
To go and spend some more when
you get bored
All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store
[Repeat Chorus]
Let’s swing
Dig deeper in your pocket
Oh, yeah, ha
Come on I know you’ve got it
Dig deeper in your wallet
Oh
All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store
[Repeat Chorus]
Can you hear it ring
It makes you wanna sing
You’ll live like a king
With lots of money and things
Ka-ching!
Hier, nous sommes allé écouter l’orchestre symphonique du coin qui donnait un concert gratuit dans une petite salle des fêtes.
Au programme, l’ouverture de Fidelio et la septième de Beethoven, deux pièces de Mendelssohn, la première et la cinquième danse hongroise de Brahms. En bis, la quatrième.
Bon, je me suis laissé un peu traîner, car je ne suis pas un fanatique de musique, et surtout je suis très casanier.
Je n’ai pas été déçu par mon manque d’enthousiasme.
Les 45 musiciens étaient serrés comme des sardines sur la petite estrade de la salle à l’atmosphère tropicale. J’avais le nez dans les odeurs de transpiration et d’eau de toilette de mon voisin de devant. A un moment, entre deux morceaux, une violoniste avec des mèches blondes s’est levée pour repousser sa chaise en poussant un « je peux pas » pathétique vers un chef d’orchestre bien ennuyé. Un peu plus tard, au cours d’un autre intermède, les musiciens ont demandé bruyamment à boire au régisseur. Enfin, pour couronner la soirée, un violoncelliste a cassé la caisse de son instrument lors de la note finale de la cinquième danse hongroise. Grosse gène…
Bon, quelle idée aussi de faire tourner un violoncelle dans un espace aussi restreint, tout en poussant un « Ah! » à l’unisson ? Sans doute pour faire plus hongrois.
Hongrois rêver…
L’idée de faire découvrir la musique au plus grand nombre, et de l’apporter gratuitement pour ne pas exclure ceux qui n’ont pas les moyens financiers ou matériels pour se rendre en ville dans une salle de spectacle est excellente. Mais cela ne devrait pas se faire au détriment des conditions d’exécution, et dans une moindre mesure, d’audition.
Le départ progressif de l’ensemble des musiciens de l’orchestre lors du final de cette symphonie N° 45 est un grand moment dans l’histoire des mouvements de protestation.