Hystérie collective et ostracisme.

Je ne vais pas appeler un chat un chat pour éviter d’attirer plein de nuisibles via Google, mais je vous suggère de lire cette note de l’excellent blog « Bug Brother » et surtout l’article de The Economist auquel il se rapporte.

Ce dernier rend bien la surenchère démagogique sur un sujet qui nous touche tous.

De façon primaire, les solutions, telles que l’ostracisme et stigmatisation paraissent simples et efficaces.

Mais est-ce que cela changerait quelque chose si ce système existait dans mon quartier ?

Serais-je plus « rassuré » de savoir où se situent les maisons pointées du doigt par une petite étiquette accusatrice rouge ou jaune ?

Mes enfants seraient-ils plus en sureté si je sais que mon voisin « en est un » ?

Ce système me semble aussi pervers que ceux qu’il tente de combattre.

Bientôt des étiquettes pour « taguer », puisque c’est un terme consacré par la toile ceux qui ne sont pas du bon parti, de la bonne couleur, de la bonne religion ?

Et tout cela, bien sûr au nom du bien de l’humanité.

8 Replies to “Hystérie collective et ostracisme.”

  1. Etiquetter les gens en fonction d’une caractéristique, me rappelle une page sombre de notre histoire.

    Et comment peut-on aider ces gens à se réinserer (je pense notamment à la fille nommé dans l’article de « Bug Brother » ) en leur rappelant à chaque instant que c’est une « délinquante sexuelle »…

  2. @Don Peridon : au vu des actes commis, je ne pense pas qu’elle ait besoin d’être réinsérée … elle n’aurait plutôt jamais dû être condamnée !!!

  3. En Géorgie, une fellation s’ appelle sodomie ?
    Z’ ont des progrès à faire en anatomie…
    Comment appellent-ils la sodomie, alors ?

    1. « Invasion russe »

      (elle est mauvaise)

      Pour en revenir à la Géorgie « américaine », la loi a changé en 1996 a a permis notamment les relations orales entre époux, ce qui n’était pas le cas avant.
      Ils ne sont donc pas aussi arriérés que ça!
      Ça laisse rêveur, un législateur qui bannit tout « usage récréatif » des relations sexuelles, et qui ne les tolère que pour la procréation. Ce qui laisse aussi rêveur, c’est que ce législateur soit américain, et non Nord-Coréen, Iranien, Saoudien…

    2. En terminologie légale américaine, le mot « sodomy » désigne toute relation sexuele « contre nature ». Méfiez-vous des faux amis.

      Dans une grande partie des états américains, les relations orales ou anales étaient interdites jusque récemment, bien qu’en pratique ces infractions n’étaient plus poursuivies si elles n’étaient pas accompagnées d’autres facteurs (sur un mineur, en public, etc.). En 2003, la Cour suprême a jugé ces lois anticonstitutionnelles (Lawrence v. Texas).

      Dans le même ordre d’idées, certains états, dont l’Alabama et le Texas, interdisent la vente d’objets servant à stimuler les organes sexuels (godemichets etc.). Là encore, il s’agit d’infractions rarement poursuivies, mais il y a eu des recours devant les tribunaux quant à la constitutionnalité de ces lois.

  4. Les Américains et le puritanisme, c’est une vieille histoire d’amour…

    Je suis peut-être encore trop jeune et trop naïve, mais tout le principe d’une condamnation n’est-elle pas de « purger une peine », justement ? Et quand le Forlax carcéral a fini son effet, la dette n’est-elle pas payée ?

    J’avais beaucoup aimé, dans le Livre de la Jungle, cette phrase :
    « One of the beauties of Jungle Law is that punishment settles all scores. There is no nagging afterwards. » L’une des beautés de la Loi de la Jungle est que la punition règle tous les comptes. Il n’y a plus de disputes après.

    Quelqu’un qui a payé sa dette à la société ne devrait pas avoir à être poursuivi par son passé. Tout le monde a droit a une deuxième chance.

  5. Je me méfie beaucoup des règles « automatiques », que l’on adopte dans le but d’être « dur » et d’éviter que des juges « mous » ne viennent empêcher les criminels d’être punis.

    Ici, nous avons ce qui en France serait aussi une infraction sexuelle: une fellation en public (exhibition sexuelle, CP L222-32). Le parquet et les juges auraient pourtant une certaine latitude pour juger que le comportement immature d’une jeune fille voulant faire plaisir à son petit copain dans une salle obscure n’est pas du même ordre que celui du satyre qui vient harceler les adolescentes à la sortie des collèges.

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