Vas-y coco, les infections nosocomiales, c’est de la bombe!

Comment un journaliste spécialisé dans le domaine de la santé déniche en 2012 les sujets à traiter, l’angle à utiliser, les pistes à remonter pour mener son investigation?

Et bien, il prend son MacBook, son iPhone et une cafetière pleine, commence à faire des recherches sur internet, appeler les gens dont les noms ressortent, cherche à avoir les coordonnées d’autres contacts, à les joindre ou  les rencontrer, fait la synthèse de l’ensemble et rédige un article didactique et équilibré.

Il peut aussi se faire inviter à une table ronde Media comme celle qui sera organisée par Pfizer le 12 janvier prochain à l’Hôtel Murano Resort (surtout célèbre pour une de ses piscines, j’espère qu’elle est bien chlorée):

Agenda Matinée Pfizer 12 Janvier

Moins de transpiration, de temps perdu, et en plus le café est offert! J’avais déjà parlé du très difficile et exigeant métier de journaliste spécialisé dans le domaine de la santé ici et ici.

(Merci à celui qui se reconnaîtra)

7 réflexions sur “ Vas-y coco, les infections nosocomiales, c’est de la bombe! ”

  1. Au Canada et aux Etats Unis des sites de médecins se sont spécialisés dans la traque et la dénonciation des dossiers de presse santé bidons (media release) bidouillés par les journalistes et les attachés de presse. Au Canada c’est le site Media Doctor

    http://www.mediadoctor.ca/

    et aux Etats Unis c’est le site Health News Review

    http://www.healthnewsreview.org/

    La publicité sur les soins et la maladie étant autorisée dans ces pays ces sites jouent un peu le rôle de chiens de garde (watch dog) en dénonçant les délires auxquels peut conduire la collaboration effrénée des journalistes médicaux et des chargés de relations de presse des industriels de la santé.
    Ils m’avaient d’ailleurs inspiré un billet ici:

    http://philippehavinh.wordpress.com/2011/07/15/how-to-evaluate-a-media-report-of-a-medical-innovation/

    Des fois les clips publicitaires que ces sites dénoncent et décortiquent sont désopillants!
    Bon Week End

  2. (suite) et j’allais oublier nos amis anglais! En grande Bretagne c’est un site du ministère de la santé (NHS) qui joue ce rôle de déminage/décriptage des fausses nouvelles diffusées par les journaux grand public et les journalistes « santé »:
    Ce site s’appelle Behind the Headline your guide to the science that makes the news:

    http://www.nhs.uk/News/Pages/NewsIndex.aspx

    Si vous en connaissez d’autres je suis intéressé!
    Cordialement

  3. Au Canada et aux Etats Unis des sites de médecins se sont spécialisés dans la traque et la dénonciation des dossiers de presse santé bidons (media release) bidouillés par les journalistes et les attachés de presse. Au Canada c’est le site Media Doctor (mediadoctor.ca) et aux Etats Unis c’est le site Health News Review (healthnewsreview.org) et en Grande Bretagne c’est donc le site du NHS dont j’ai parlé plus haut.
    La publicité sur les soins et la maladie étant autorisée dans ces pays ces sites jouent un peu le rôle de chiens de garde (watch dog) en dénonçant les délires auxquels peut conduire la collaboration effrénée des journalistes médicaux et des chargés de relations de presse des industriels de la santé.
    Ils m’avaient d’ailleurs inspiré un billet ici:

    http://philippehavinh.wordpress.com/2011/07/15/how-to-evaluate-a-media-report-of-a-medical-innovation/

    Des fois les clips publicitaires que ces sites dénoncent et décortiquent sont désopillants!
    Bon dimanche.

  4. Pourquoi en vouloir aux journalistes ? Pourquoi vouloir leur assigner un rôle ? De quel droit ? Occupez-vous des médecins qui font de même. Occupez-vous des experts qui parlent d’articles sans les avoir lus. Occupez-vous des Agences Gouvernementales qui recopient les communiqués de presse des laboratoires. Occupez-vous des sites médicaux qui font du copier coller avec les communiqués des Agences Gouvernementales. Occupez-vous des revues dont l’esprit critique s’arrête là où leurs intérêts (académiques, de reconnaissance, politiques, amicaux, ottisiens – retours d’ascenseurs) sont en jeu.
    Croyez-vous que les journalistes non médicaux font mieux ? Croyez-vous que les médecins en général font mieux que les journalistes ?
    Vous allez me dire : ne m’assignez pas de rôle. Vous aurez raison. Vous allez me dire : c’est ce que je fais sur mon blog, dénoncer. Vous avez raison.
    Mais c’est trop facile.
    Quant aux infections nosocomiales, c’est un problème de santé publique un million de fois plus important que l’infection par le mediator. Tout le monde en parle, personne ne fait rien. C’est un des soucis les plus aigus de notre système de santé. Ne travaillant pas dans un hôpital, cela m’est facile de le dénoncer.
    Si vous mettez tous les patients ad hoc sous dabigatran vous aurez toujours moins de morts que celles induites par les infections nosocomiales. Mais comme notre système de santé est fondé sur l’hôpital : motus.
    Bonne journée.
    PS : J’aurais quand même voulu savoir qui était ce journaliste. Même si j’ai une petite idée.

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